Pinakes | Πίνακες

Textes et manuscrits grecs



Mode d'emploi

Modes de recherche

Il existe principalement deux modes d’interrogation de la base Pinakes :

la Recherche générale (ou multicritère) permet d’obtenir la liste des témoins de l’œuvre d’un auteur ; mais des requêtes plus complexes associant des critères variés sont également possibles (date, lieu de conservation, copiste, etc.).

 

Attention : tous les noms d’auteurs et d’œuvres sont latinisés et saisis en majuscules ; le lettre U doit toujours être écrite sous la forme V (chercher ex. Asclepivs Trallianvs et non Asklepios ou Asclepius) ; pour la liste des œuvres anonymes voir la liste des rubriques d’anonymes.

 

la Recherche d'un manuscrit fournit une notice descriptive du contenu de ce manuscrit d’après les catalogues saisis ; elle proposera également une bibliographie sélective, dont l’intégration dans la base se fera peu à peu.

Listes synoptiques

 

Par ailleurs, deux listes synoptiques permettent au lecteur d’avoir une vue d’ensemble des données contenues dans la base :

 

– la Liste des œuvres par auteur présente tous les auteurs de la base par ordre alphabétique ; les œuvres de chacun ont reçu un numéro d’ordre qui reflète, dans la mesure du possible, le classement en corpus de l’œuvre d’un auteur.

 

– la Liste des manuscrits par ville recense tous les manuscrits répertoriés dans la base ; ils sont classés par ville, dépôt (c’est-à-dire bibliothèque, collection privée, musée, etc.) et cote.

Présentation des rubriques

Sont présentes dans la base les rubriques suivantes :

1) Auteurs et œuvres

 

2) Villes, dépôts et cotes

 

3) Folios

 

4) Siècle et date

 

5) Commentaire, titulus, incipit et desinit

 

6) Copistes, possesseurs et bibliographie

 

7) Révision et source

1) Auteurs et œuvres

 

Normalisation

Pinakes présente les noms d’auteurs et d’œuvres sous une forme latinisée (ex. Asclepivs Trallianvs et non Asklepios ou Asclepius), en se fondant principalement sur les répertoires suivants : Thesaurus Linguae Graecae, Canon of Greek Authors and Works de Luci Berkowitz & Karl A. Squitier (1990), Clavis Scriptorum Graecorum et Latinorum (CSGL) de Rodrigue LaRue (1985), et Clavis Patrum Graecorum (CPG) de Mauritz Geerard et Jacques Noret (1974-2003).

 

Forme des noms

D’ordinaire, le prénom a été placé devant le nom de famille, mais dans certains cas, il a pu être laissé derrière ce nom (ex. Psellvs Michael) ; ainsi, lorsqu’on ne trouve pas un auteur dans la base, on ne doit pas oublier de vérifier s’il n’a pas été placé à la forme inversée. Les numéros de succession des empereurs et des hiérarques (métropolites, patriarches, papes) sont placés en dernière position (ex. Leo Papa I).

Un même auteur peut être mentionné dans les sources sous plusieurs noms différents, par exemple, pour un ecclésiastique, sous son nom de laïc et sous son nom de religion. Il existe dans ce cas des formes équivalentes qui renvoient toutes à une seule forme normalisée.

Exemple : Evgenicvs Marcvs a pour forme équivalente Marcvs Ephesinvs Mtr.

Le recours à la Liste des auteurs peut aider à retrouver un auteur.

Problèmes d’attribution

Pour les œuvres patristiques (du Ier au VIIIe siècle apr. J.-C.), dont l’attribution est sujette à controverse, la liste d’autorités de Pinakes se fonde sur le répertoire de la Clavis Patrum Graecorum (CPG) et son Supplementum.

Exemple : le Physiologus (CPG 3766) est attribué à Epiphanivs Constantiensis, et la Didascalia Patrum (CPG 7559) à Iohannes Ieivnator Cpl IV.

Pour les correspondances, qui forment d’ordinaire des corpus homogènes, il a souvent été utile de classer les lettres au nom de leur destinataire et non pas de leur auteur.

Exemple : toutes les lettres adressées à Pierre le Foulon ont été classées à Petrvs Fvllo Antiochenvs Ptr.

 

Œuvres non identifiées

Les rubriques Opera et Opera descripta, qui existent pour la plupart des auteurs, regroupent les œuvres dont l’identification n’était pas possible d’après les catalogues. Lorsqu’on cherche la tradition manuscrite d’une œuvre particulière, ne pas oublier d’examiner également ces rubriques générales.

 

Textes anonymes

Pour les textes anonymes, qui n’avaient pas été pris en compte par le Greek Index Project, Pinakes a introduit des rubriques collectives (dans le champ Auteur) qui n’ont pu être complétées que pour le nombre restreint des catalogues saisis par l’IRHT. Ainsi les livres bibliques sont saisis aux rubriques Septvaginta et Testamentvm novvm. Enfin, les auteurs postérieurs au XVIe siècle sont d’ordinaire saisis sous la rubrique collective Avctores recentiores

 

Liste complète des rubriques anonymes

Acta, cartvlae, regesta

Aenigmata

Agricvltvra

Alchemica

Alphabeta

Anthologia graeca

Apocrypha

Apophthegmata patrvm

Ascetica

Astrologica, astronomica

Avctores recentiores

Cantiones

Catalogi bibliothecarvm

Catenae

Chronologica

Comica

Didactica

Epica

Epistvlae

Exegetica

Fabvlae

Florilegia

Geographica

Gnomica

Grammatica

Hagiographica

Historiae amatoriae

Historica

Homiliaria

Ivs canonicvm

Ivs civile

Lexica

Litvrgica

Logica

Magica

Mathematica

Mechanica

Medica

Metrica

Metrologica

Mvsica

Mythologica

Natvralia

Oneirocritica

Oracvla

Oracvla Sibyllina

Philosophica

Proverbia

Qvaestiones et responsiones

Rhetorica

Scripta anonyma adversvs Iudaeos

Septvaginta

Tactica

Testamentvm novvm

Theologica

Versvs

 

Abréviations usuelles

Archiep pour Archiepiscopus

Cpl pour Constantinopolitanus

Ep pour Episcopus

Imp pour Imperator

Mtr pour Metropolita

Ptr pour Patriarcha

 

CPG

Certains numéros de CPG (Clavis Patrum Graecorum) ont reçu une lettre ou un chiffre à la suite du numéro principal quand celui-ci regroupe plusieurs œuvres.

Exemple : les Orationes de Gregorivs Nazianzenvs sont numérotées 3010.01, 3010.02, etc.

BHG

Les numéros de BHG (Bibliographia Hagiographica Graeca de F. Halkin) ont commencé à être saisis à partir de l’an 2000 ; dans ce domaine, la base Pinakes ne peut se substituer au fichier de la Société des Bollandistes à Bruxelles. Les textes hagiographiques anonymes ont été regroupés sous l’entrée Hagiographica, Varia. Les récits utiles à l’âme et les apophtegmes ont été regroupés sous les rubriques Ascetica, Narrationes animae vtiles et Apophthegmata patrvm.

La recherche dans le champ BHG doit être effectuée sans préciser les lettres adventices, qui n’ont pas toujours pu être précisées.

Exemple : 0883 et non pas 0883c, 0883d, 883.

2) Villes, dépôts et cotes

 

Normalisation

Les noms de villes et de dépôts (bibliothèques, collections privées, musées, etc.) sont d’ordinaire indiqués dans la langue d’origine (ex. Milano, Bibl. Ambrosiana), sauf quelques uns qui apparaissent sous leur nom usuel en français (ex. Jerusalem, Sinai) ; le grec, le cyrillique et l’arabe ont été transcrits en caractères latins. La référence utilisée pour dresser la liste d’autorités est le Répertoire des bibliothèques et des catalogues de manuscrits grecs de Marcel Richard, par Jean-Marie Olivier (1995).

 

N. B. : les monastères du Mont Athos sont classés à Hagion Oros et la Cité du Vatican à Vaticano.

 

Abréviations usuelles

BC Bibliothèque communale, Biblioteca communale, etc.

BM Bibliothèque municipale

BU Bibliothèque Universitaire, Biblioteca universitaria, etc.

UB Universitätsbibliothek, Universiteits Bibliotheek, etc.

UL University Library

 

Cotes multiples

Les cotes de tous les fonds sont en cours de révision, mais de nombreuses disparités subsistent encore dans la base.

Dans la mesure du possible, les cotes sont celles qu’emploient les bibliothèques. Pour les manuscrits à cotes multiples, la cote topographique précède habituellement le numéro attribué dans le catalogue, indiqué entre parenthèses (par exemple les numéros de Martini-Bassi pour Milano, Bibl. Ambrosiana ou ceux de Lambros pour Hagion Oros), mais l’inverse est également possible (par exemple, Modena, Bibl. Estense e Univ.). Les cotes anciennes peuvent aussi apparaître entre parenthèses après la cote officielle.

Certains fonds possèdent plus de deux cotes numériques simultanées, correspondant à des catalogues différents. Parfois, certains manuscrits ont été décrits plusieurs fois, sous des cotes diverses, à partir de catalogues différents. Au cours de la révision, les descriptions sont unifiées et les cotes secondaires sont peu à peu consignées dans la rubrique Remarque.

 

Manuscrits disparus (*)

Une cote précédée d’un astérisque désigne un manuscrit disparu, qu’il soit détruit ou égaré.

Exemple : Torino, BNU, *B. VII. 01 (Pasini 358) a été détruit dans l’incendie de 1904.

 

Fonds dispersés

Certains fonds avaient été décrits avant d’être dispersés et répartis entre plusieurs bibliothèques : Serres, Monê Prodromou, et Drama, Monê Kosinitsês, actuellement répartis pour l’essentiel entre Athena, EBE et Sofija, Centar I. Dujcev. C’est également le cas d’autres bibliothèques occidentales, par exemple les manuscrits Phillipps de Cheltenham, parfois dépecés et vendus séparément, à des institutions différentes, et actuellement conservés dans une autre ville.

Exemple : le manuscrit Cheltenham, Phillipps 22406, est devenu successivement London, Collection Lionel & Philip Robinson, puis Bruxelles, BR, IV. 459.

La plupart de ces manuscrits sont encore décrits sous diverses cotes dans Pinakes. Au cours de la révision, les doublets sont supprimés et les cotes anciennes, lorsqu’elles nous sont connues, sont précisées dans la rubrique Remarque.

 

Remarque et Idmedium

Ces deux rubriques n’apparaissent que lors de la Recherche d’un manuscrit.

La rubrique Remarque contient les cotes secondaires, les anciennes cotes (dans le cas de manuscrits déplacés), ou des précisions sur le sort du manuscrit.

La rubrique Idmedium, vide pour l’instant, contiendra l’identifiant commun à toutes les ressources numériques de l’IRHT ; ainsi, l’utilisateur pourra connaître les manuscrits dont une reproduction est conservée à l’IRHT.

3) Folios

● Par convention, 1 signifie folio 1 recto ; sinon, l’indication est 1v ou 1r-v.

 

● Lorsque le manuscrit est paginé et non folioté, l’indication p. intervient avant la numérotation.

 

● Lorsque le manuscrit n’est ni paginé, ni folioté, l’œuvre peut être désignée par un numéro d’ordre du catalogueur (par exemple item 10) ou située par rapport aux cahiers (par exemple fasc. 10).

 

● 001-56* : l’astérisque signifie que le catalogue n’indique pas le dernier folio de l’œuvre mais le folio initial de l’œuvre suivante.

 

● 001--124 : le double tiret signifie que plusieurs œuvres sont décrites aux mêmes folios (par exemple une œuvre et son commentaire).

4) Siècle et date

Le siècle et la date sont indiqués pour chaque texte d’un manuscrit (et non pour le manuscrit dans sa totalité) de manière à permettre de différencier, à l’intérieur d’un même manuscrit, les parties d’époques différentes.

Pour faciliter le classement des données chronologiques, ces dernières sont exprimées en chiffres arabes selon les conventions suivantes :

● 14-15 : 14e ou 15e siècle

 

● 14, 16 : partie ancienne du 14e siècle, et partie substantielle restaurée au 16e siècle (les restaurations mineures n’étant généralement pas mentionnées)

 

● 11 in., 11 med., 11 ex. : début, milieu, ou fin du 11e siècle

 

● 11 (1/2) : première moitié du 11e siècle

 

● 09 (3/4) : troisième quart du 9e siècle

 

● 1285-1289 : entre 1285 et 1289

 

● 1400 ca., ante, post : autour de, avant ou après 1400.

5) Commentaire, titulus, incipit et desinit

Le cas échéant, un bref commentaire est ajouté en latin sur les accidents matériels du support (folios réutilisés, perturbations ou mutilations des folios, pages laissées vides d’écriture), sur l’état du texte (état partiel, attribution du manuscrit, recension différente de l’édition, état de langue), ses annotations (scholies ou commentaires) ou des textes adventices courts qui n’ont pas été décrits séparément. Sont parfois donnés des éléments d’identification du texte ; une édition de référence n’est mentionnée que pour les textes rares ou difficiles à identifier.

 

Exemples :

 

État du support :

● Textus inferior, superior : pour les palimpsestes

● Ordo foliorum perturbatus sic restituendus… : perturbation de l’ordre des folios

● Inc(ipit) / des(init) mut(ilatus) : début ou fin mutilés

● Ff. 35-36v uacua : feuillets vides d’écriture

● Cum lacuna : présence d’une lacune

 

État du texte et annotations :

Iohannes Chrysostomvs cod. : le manuscrit attribue l’œuvre à Jean Chrysostome alors qu’une autre attribution est généralement acceptée.

● Ab editis diuersum : recension différente de l’édition

● Lingua recentiore, sermone vulgari : en grec moderne

● Cum scholiis, commentario : présence de scholies interlinéaires ou marginales, de commentaires

 

Textes adventices :

● Praemittitur tabula homiliarum : le texte est précédé d’un index des homélies

● Sequuntur sententiae breves, precationes : le texte est suivi de maximes, de prières

 

Titulus, incipit et desinit :

Le titre, le début et la fin du texte peuvent être indiqués en grec, dans le cas de textes mal caractérisés, mal identifiés ou fragmentaires. Ils sont saisis en caractères grecs majuscules, sans signes diacritiques, de manière à permettre des recherches par chaîne de caractères (par exemple ANΘΡΩΠ permettra de trouver toutes les occurrences du mot ἄνθρωπος, quels que soient le nombre et le cas).

6) Copistes, possesseurs et bibliographie

Ces trois rubriques ont été ajoutées en 2008 lors du développement de l’interface internet. Elles sont remplies très progressivement depuis 2010 seulement. Les rubriques copistes et possesseurs faciliteront les regroupements de manuscrits ; il ne s’agit pas d’un répertoire des copistes ou possesseurs. La rubrique bibliographie a été créée afin de saisir l’important fichier constitué par la section grecque de l’IRHT à partir du dépouillement de revues et de monographies.

7) Révision et source

Ces deux rubriques indiquent l’origine de l’information saisie. Lorsqu’elle provient d’une documentation inédite ou de recherches complémentaires effectuées par un collaborateur, cela est signalé dans la rubrique Révision ; lorsqu’il s’agit d’une source éditée, cela est signalé dans la rubrique Source.

 

Révision :

● IRHT : ajout d’informations inédites provenant de la documentation de la Section grecque ou du travail de ses membres (par exemple des descriptions de manuscrits).

 

● Les lettres T(oronto), P(aris) et Mf(icrofiches) reflètent des états successifs du travail de saisie ; elles seront supprimées au cours des révisions et n’ont aucune valeur indicative pour l’utilisateur.

 

Source :

● Champ vide : donnée enregistrée à Toronto, qui n’a pas encore été révisée à Paris. La source de l’information est un catalogue mentionné dans les microfiches publiées par Robert Sinkewicz.

 

● R(III)1037 : numéro du catalogue saisi par l’IRHT d’après la troisième édition du Répertoire des bibliothèques et des catalogues de manuscrits grecs de Marcel Richard, par Jean-Marie Olivier (1995). La présence d’une lettre à droite du numéro (ex. R(III)1037a) signifie que le catalogue, paru après la publication de ce Répertoire, prend la suite d’un catalogue qui y est mentionné (en l’occurrence le numéro 1037).

 

● P0020 : numéro non significatif attribué à une source supplémentaire (répertoire, monographie ou article) qui n’est pas mentionnée dans le Répertoire, mais utilisée ponctuellement par l’IRHT.